LA GUYANE

En passant

LES MALADIES VECTORIELLES TRANSMISSIBLES ET L’ORIGINE DES ÉPIDÉMIES EN GUYANE

 

RÉSUMÉ

Pour cette étude, dans le cadre d’une capacité de médecine tropicale, j’ai choisi de concentrer mes travaux sur l’origine des épidémies des maladies vectorielles transmissibles existantes dans ce département français au climat tropical avec une surface recouverte par la grande forêt dense où chaque arbre accueille de nombreuses espèces comme des mammifères, des arthropodes, des unikonta et autres acteurs de cette communauté. L’objectif de ce travail de recherche et du stage en Guyane est l’acquisition de compétences par l’observation des divers milieux écologiques, l’analyse des éléments impliqués dans la survenance des épidémies et la prise en charge de ces maladies dans les différents centres de santé de ce département.

         L’analyse des résultats et observations montrent une forte diminution de diversité spécifique des forêts denses vers des forêts fortement anthropisées ou orpaillages. Également, dans un contexte habituel d’une forêt primaire où l’homme n’est pas intervenu, la diversité spécifique des vecteurs de maladies transmissibles est beaucoup plus importants en nombre et en catégorie spécifique que dans d’autres typologies écologiques. Dans des forêts denses ayant moins subi l’influence de l’homme, il existe un équilibre et en particulier au niveau de la chaîne alimentaire. Ce contexte permet à l’ensemble des composantes, dans un temps et lieu donnés, de vivre et de se reproduire avec un rythme souvent adapté au milieu forestier, primaire ou dense. Des milliers de vecteurs de maladies transmissibles dans les forêts se nourrissent des végétaux ou du sang des nombreux mammifères et autres animaux et un grand nombre de ces vecteurs chassés par des entomophages permet d’installer un équilibre entre eux. Les problèmes ont commencé avec la déforestation massive, les activités minières, en particulier l’orpaillage (légal ou illégal), la chasse et la pêche en masse, les constructions, les infrastructures routières, les activités agricoles modernes et traditionnelles sur brûlis qui ont causé une très forte diminution des espèces végétales et animales en nombre et en diversité spécifique dans certains lieux de Guyane. Là, où la chaîne alimentaire est totalement dégradée, les entomophages ont disparu. Dans ce contexte les vecteurs de maladies transmissibles ont tendance à migrer vers des habitants. Ces vecteurs sont dans l’obligation de changer leurs comportements nutritionnels en se nourrissant de végétaux, du sang de mammifères domestiques et aussi de l’homme. Il s’agit d’une modification de leurs sources nutritionnelles habituelles qui peut durer et être mémorisée. Ils apprennent à s’adapter aux nouveaux milieux et les transmettent aux nouvelles générations. La proximité d’agents pathogènes et des vecteurs qui peut survenir pendant la chasse des animaux porteurs de parasites et autres activités forestières complique de plus en plus les relations entre vecteurs-hôtes, vecteurs-réservoirs et vecteurs-agents pathogènes. Il a souvent été observé des mammifères sauvages infectés approchant les habitants et vivant avec eux .Il arrive même que les touristes les prennent dans leurs bras. Les autres raisons qui influencent la progression des pathologies vectorielles transmissibles sont l’immigrations des patients porteurs d’agents pathogènes asymptomatiques, la forme et la structure des habitations, le mode de vie, les négligences et le non respect de prophylaxies contre les piqures des vecteurs. Il est clair que dans ce contexte les recrudescences saisonnières et les saisons pluvieuses jouent aussi un rôle important sur la survenue des épidémies dans certaines régions en Guyane. Tout fois, les particularités saisonnières semblent beaucoup moins marquées à côté des autres facteurs indiqués ci-dessus. C’est pourquoi certaines épidémies se succèdent à quelques semaines d’intervalle ou dans des périodes inhabituelles. La synthèse de l’analyse des résultats montre que les pathologies vectorielles transmissibles comme la dengue, la maladie de Chagas, la leishmaniose et le paludisme restent un problème de santé publique en Guyane française avec une transmission permanente des agents pathogènes sur l’ensemble du territoire. L’ensemble des organismes de santé en Guyane, particulièrement les postes et centres de santé dans des communes, bourgs et villages isolés en Guyane jouent un rôle très important dans la prise en charge des patients. Ils offrent des soins accessibles à tous les habitants du Bouclier Guyanais.

         Les actions menées, présentées dans la conclusion de cette étude, comme les dépistages, la surveillance des épidémies, le programme de lutte anti vectorielle, la collaboration bien organisée entre des différentes instances de santé des pays voisins de la Guyane doivent permettre d’améliorer le contrôle des maladies vectorielles. Cela passe aussi par l’éducation et l’information des populations sur les conséquences sanitaires de la déforestation et de la dégradation des milieux naturels.